Informations: 5ème édition du Salon des Banques et des PME de l’UEMOA du 07 au 10 Novembre 2019 à Korhogo.

Soutenir l'Entrepreneuriat des femmes, c'est contribuer à la #construction d'un #Monde #meilleur

1- Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Je suis Lassina BAMBA, Entrepreneur, Formateur, Consultant en Communication, Relations Publiques Internationales, Business Developer et par ailleurs CEO du Cabinet 2ABCOM Agence Conseil 360°.
De taille humaine avec un Pool d’Experts Internationaux, 2ABCOM Agence Conseil 360° vous aide dans la Réalisation de votre Stratégie de Communication et de Développement à partir d’une Méthode Singulière, Pragmatique et Proactive qui a fait ses preuves auprès de plusieurs Entreprises, Entrepreneurs et Institutions en Afrique et en Europe.
Notre Expertise couvre trois axes à savoir :
✓ L’Accompagnement Global & Consulting en Communication et Développement ;
✓ Le Coaching et la Formation sur mesure dans les domaines du Management, Marketing - Communication, E-Réputation, Entrepreneuriat, Développement Personnel ;
✓ L’Evénementiel. Nous accompagnons dans la conception, l’organisation et la réalisation d’événements, Conférences et Diners d’Affaires. A cet effet, nous avons initié plusieurs événements en Afrique et en Europe notamment les Journées Internationales de l’Entrepreneuriat Francophone (JIEF) et les Journées Internationales de l’Entrepreneuriat des Femmes Africaines (JIEFA).
2- Parlant des Journées Internationales de l’Entrepreneuriat des Femmes Africaines (JIEFA), pouvez-vous nous donner la genèse de cet événement ?
En 2016, dans le cadre de nos activités, d’une mission de travail et de prospection en Afrique (Burkina Faso, Côte d’Ivoire et Maroc) pour le développement de notre entreprise 2ABCOM Agence Conseil 360°, nous avons rencontré plusieurs acteurs, organisations et structures de développement, notamment de jeunes et de femmes pour comprendre et toucher de près les réalités et les besoins de terrain.
L’idée de cet événement, les Journées Internationales de l’Entrepreneuriat des Femmes Africaines (JIEFA) est donc née des suites de ces différentes rencontres de terrain pour accompagner et soutenir le dynamisme, l’engagement des jeunes, des femmes et desdites structures par la mise en place d’outils innovants de formation, de réseaux et de mécanismes de financement pour créer et pérenniser leurs activités de développement durable, participatif et inclusif.
3- Pourquoi vouloir mettre à l’honneur l’insertion professionnelle des femmes ? En quoi est-ce un enjeu national et même pour tout le continent ?
La caractéristique fondamentale de toute société notamment africaine est de placer l’Homme au coeur de son système de développement. Dans les pays africains essentiellement de systèmes matriarcats, la Femme par son travail et son implication quotidienne contribue à la pleine satisfaction et à l’équilibre des familles socles premiers de la société.
Interroger donc la problématique de leur autonomisation, employabilité et insertion socioprofessionnelle est d’abord pour nous une forme de reconnaissance de leur indispensable importance pour un développement durable, inclusif et participatif de nos sociétés. Car, nous avons l’intime conviction qu’aucun développement durable, inclusif et participatif ne saurait être effectif sans la pleine participation et implication des Femmes dans le système de gestion et de gouvernance de nos sociétés.
Pour nous, la question de la Femme notamment de « l’égalité du Genre et de la parité» est plus qu’un enjeu national voire africain, c’est un sujet mondial. Car, à l’instar du continent africain, l’implication effective et totale des Femmes avec le respect de « l’égalité du Genre et de la parité » reste un énorme défi de développement inclusif pour la lutte contre l’exclusion sociale et la montée du fondamentalisme radical.
Vous conviendrez avec moi que plus de cinquante (50) ans après les indépendances, le continent africain, demeure dans un monde globalisé le centre de toutes les attentions, géopolitiques et géostratégiques avec souvent des interventions extérieures.
Dans ce contexte où l’immigration se pose comme l’une des pistes d’espoir pour la plupart des populations africaines (jeunes, femmes), l’implication effective et totale des Femmes dans la prise de décision et la gouvernance de nos sociétés pourrait apporter un environnement de paix, de stabilité pour un développement inclusif, participatif et durable dans le respect de valeurs de partages, de solidarité et de dignité humaine.
En d’autres termes, pour nous mettre les Femmes à l’honneur, c’est panser les plaies de l’humanité, lutter contre l’obscurantisme, la division et donner un espoir au vivre ensemble et à l’inclusion sociale.
Comme le dit l’adage, « l’homme est le père de la famille, mais, la femme, elle construit l’humanité. » C’est donc dire que le rôle de la Femme transcende toute question locale et nationale.
4- Quels sont pour vous Monsieur BAMBA les principaux freins à l’intégration socioprofessionnelle des femmes en Afrique notamment au Burkina ?
Je parlerai plutôt de défis que de freins à l’intégration socioprofessionnelle des Femmes dans nos sociétés. Il est vrai que l’événement se déroule au Burkina Faso, mais, il interroge les enjeux, défis et perspectives de l’autonomisation, l’employabilité et l’insertion socioprofessionnelle des femmes en Afrique.
Lors de nos différents rendez-vous de travail en Afrique comme en Europe, nous avons constaté au-delà du dynamisme de nos interlocuteurs particulièrement des femmes divers besoins en :
- Financement,
- Réseaux, communication, visibilité,
- renforcement de capacité,
- Formations et développement personnel.
Aussi, avons-nous constaté une insuffisance de coordination au niveau des structures d’accompagnement et d’encadrement desdits acteurs. Même si elles existent, l’accès à ces structures n’est pas facile pour les entrepreneurs, porteurs de projets notamment les structures de Femmes et des jeunes.
Si freins devaient y avoir pour faire de l’intégration socioprofessionnelle des femmes une réalité effective au Burkina Faso comme en Afrique, ce serait l’absence de satisfaction de l’ensemble des besoins ci-dessus déterminés.
C’est pour d’ailleurs contribuer à la satisfaction de ces besoins que les JIEFA ont été initiées par notre cabinet.
5- Quels outils concrets peut apporter cet événement pour l’autonomisation et l’insertion socioprofessionnelle des femmes ?
A travers cet événement notre ambition est de bâtir au quotidien des schémas d’actions, de sensibilisation, de communication et d’accompagnement par la pédagogie pour la mise en place d’un ensemble de dispositifs de lutte contre le chômage, l’exclusion sociale et la faible représentativité des femmes dans le système socio- économique et politique de nos sociétés. Ces dispositifs issus des réalités de terrain vont permettre de concilier à la fois performances économiques, politiques et la pleine implication des femmes dans leur fonction au sein de l'entreprise, des organisations et de la société.
Les outils que nous réalisons sont issus des recommandations de terrains et de nos différentes rencontres comme par exemple la 1ère édition des JIEFA. A l’issue de cette 1ère édition, et en conformité avec les différentes recommandations, nous avons mis en place avec certains de nos partenaires des formations intersectorielles de développement, renforcement de confiance en soi pour accompagner et soutenir des initiatives de femmes notamment de la ruralité en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.
6- Voici que la deuxième édition approche, quelles sont les nouveautés ? Avez-vous adapté le programme à un contexte particulier qui est celui de 2020 ? Ou s’inscrit-elle dans la continuité de la 1ère édition ?
L’initiative des Journées Internationales de l’Entrepreneuriat des Femmes Africaines (JIEFA) est née il y a plus de trois (3) ans au même moment que celle des Journées Internationales de l’Entrepreneuriat Francophone (JIEF) que nous avons lancées en 2017 à la Mairie de Paris 20ème Arrondissement au tour du Thème : « L’Entrepreneuriat : quels enjeux pour la compétitivité dans l’espace Francophone ? »
Co-organisée par le Conseil Régional des Hauts Bassins du Burkina Faso avec le soutien de nos partenaires institutionnels (Gouvernements Burkinabè et Ivoiriens) et privés, les Journées Internationales de l’Entrepreneuriat des Femmes Africaines (JIEFA) sont nées dans un contexte socio-économique mondial notamment africain en mutation dont nous devons tenir compte. Elles se veulent être une plateforme biennale d’intégration socioculturelle et économique par la promotion de l’Entrepreneuriat pour ‘’l’Égalité du Genre’’, l’Autonomisation, l’Employabilité et l’Insertion socioprofessionnelle des Femmes pour un développement inclusif, participatif et durable.
Nous nous attelons donc à faire connaître différentes possibilités d’autonomisation auprès des Femmes et d’acteurs de développement en confrontant les réalités du terrain avec les bonnes pratiques locales, nationales et internationales en matière de développement.
Je voudrais vous rappeler que les Journées Internationales de l’Entrepreneuriat des Femmes Africaines (JIEFA) constituent des moments de rencontres, de partages et de réseautage entre les différents acteurs de l’écosystème de développement et ont pour objectif principal à termes de faire de l’entrepreneuriat un outil stratégique au service de l’inclusion sociale et de la lutte contre le fondamentalisme et l’immigration des femmes et des jeunes.
En d’autres termes, ces journées ont pour objectifs de soutenir les initiatives des pouvoirs publics et des partenaires au développement pour une meilleure gestion de la double question de l’employabilité, l’insertion socioprofessionnelle et l’immigration clandestine des femmes et des jeunes.
Cette édition s’inscrit donc dans la continuité des recommandations de la 1ère édition avec différentes innovations tenant compte des réalités du terrain et de l’évolution de l’environnement. Elle nous permettra de faire le bilan des recommandations de la 1ère édition et de dégager les perspectives.
7- Quelle est la situation actuelle de l’indépendance financière et professionnelle des femmes africaines particulièrement Burkinabè, de quoi ont-elles le plus besoin ?
Bien que souvent sous représentées dans les Institutions ou Instances de décisions, et contrairement à certains préjugés, les femmes africaines ont toujours été entreprenantes, indépendantes dans leurs actions et initiatives socioprofessionnelles comme familiales.
Nonobstant le fait qu’elles soient ou aient souvent été victimes de certaines discriminations socioprofessionnelles, politiques et culturelles, les femmes africaines sont au coeur de la gestion notamment du premier pilier de la société à savoir la famille.
C’est pour d’ailleurs éliminer ces différentes pesanteurs sociopolitiques et culturelles qui contribuent à la persistance de discriminations à l’égard des femmes et focaliser l’attention des politiques sur l’intégration du ‘’Genre’’ dans les lignes budgétaires des Etats-membres, que la Direction « Femmes, Genre et Développement » de l’Union Africaine a pris en octobre 2010 l’initiative d’un programme d’espoir et ambitieux pour l’équilibre de la société dénommé « Décennie de la femme africaine 2010 – 2020. »
Au regard de la volonté politique affichée des institutions régionales, sous régionales et Gouvernementales appuyée par la mobilisation de Partenaires au Développement et d’acteurs de terrain comme nous autres, nous pouvons vous affirmer qu’il y a une amélioration en ce qui concerne l’inclusion financière des femmes.
Mais, pour plus d’impacts pour la société, les initiatives et les entreprises des femmes auraient besoin d’être écoutées, soutenues et appuyées par des formations sur mesure, des renforcements de capacité et des mécanismes de financement local, national et international. En d’autres termes, il faudrait des mesures d’accompagnement sur mesure, décentralisées et de plus en plus inclusives.
8- Quels sont les secteurs principaux dans lesquels les femmes qui seront au forum s’investissent ? Y-a-t-il des nouvelles tendances ?
Le dynamisme des femmes africaines notamment entrepreneures n’est certainement plus à démontrer ou à justifier. Souvent confinées dans des rôles de second plan ou des métiers dits de « femmes » (secrétaires, assistantes, ménagères, etc.) elles sont aujourd’hui des capitaines d’industries et de plus en plus présentes dans tous les secteurs d’activités socioprofessionnelles notamment l’Innovation, l’Agro-business, le BTP, le Numérique, la Fintech, le Fret, le Management. Aucun secteur d’activités n’a de secret pour les Femmes africaines.
C’est ce qui nous donne d’ailleurs l’espoir qu’un développement durable, inclusif, solidaire et participatif en Afrique est possible avec l’implication et la pleine participation et totale des femmes.
Et notre cabinet 2ABCOM Agence Conseil 360° entend au-delà de ses activités traditionnelles être un acteur central de ce processus de développement avec les Journées Internationales de l’Entrepreneuriat des Femmes Africaines (JIEFA).
Interview réalisée par Félix Boni,
Rédacteur Chef de TLMD Magazine

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